Il était une fois… [Chapitre 2 : En route !]

Cette histoire est la suite du chapitre 1 : Il était une fois, Emma. La lecture de ce dernier n’est pas obligatoire pour la bonne compréhension de ce chapitre 2 (mais bon, si vous voulez le lire tout de même, allez-y, faîtes-vous plaisir !!!)
Bonne lecture ! Et pensez à prendre des notes pendant la lecture pour me dire ce que je dois améliorer, en commentaire !

Il était une fois, pas deux, pas trois, mais bien une fois, une héroïne. Pas deux, pas trois, mais bien une héroïne, pas du LSD, ni de la coke, ni du cannabis, mais une héroïne. Non pas un héros ou un personnage secondaire bizarre, non, une héroïne. Cette héroïne se nommait Emma. Pas Patrick, pas Gertrude, mais Emma.


Emma était carrément badass, le genre de princesse mystérieuse et rebelle qui restait loin des clichés et loin de Clichy. Emma n’avait qu’un seul but dans la vie : trouver une quête. Elle était en quête d’une quête. Une quête-quête. Une princesse avec des couilles et une quête-quête, si ce n’est pas un comble pour notre féministe.
« -BON !!!! NARRATEUR ! Peux-tu abréger au lieu de divaguer ?! »
Oui ! Oui ! J’arrive, j’arrive !

A la recherche d’une aventure palpitante à vivre afin de se libérer de son quotidien où elle ne faisait que défoncer du gnome à longueur de journée, elle avait décidé de se rendre dans une bibliothèque. Cette-dernière pouvait lui livrer une idée pour vivre des péripéties. Au milieu de monumentales rangées d’étagères sombres aux dimensions incalculables, soutenant une quantité infinie de livres, Emma se perdait à lire, dans cette petite bibliothèque municipale de Plouto-sur-Cire, petite ville médiévale et campagnarde de 503 habita…. Ha non, 502 habitants, une vieille vient de se faire écraser par un bœuf. Elle était seule dans la large pièce où seul résonnait le bruit des pages que tournait la vieille bibliothécaire à lunettes.
« -Narrateur, tu es épuisant avec tes clichés… Une bibliothécaire à lunettes, c’est du déjà vu ! »
Oui, désolé, j’aime les clichés, cependant, excuse-moi Emma, mais une bibliothécaire sans lunettes, soit elle porte des lentilles, soit elle a une mauvaise mutuelle qui ne rembourse pas les frais optiques. Ceci étant dit, au milieu de piles de livres qu’elle avait dérangées, alors que sa carte d’emprunt était périmée depuis 3 mois, rebelle vous dis-je, notre héroïne était assise en tailleur, elle portait un tailleur et d’ailleurs, elle était ailleurs. Un fait qu’elle ne comprenait pas lui échappait. D’un sens, normal, elle ne comprend pas grand chose, c’est une femme.
« -HA NON ! NON !!!!! NARRATEUR !!!!! Tu étais super bien parti ! Tu ne peux pas t’empêcher de faire une blague misogyne !? »
Oui, mais…
« -NON ! Cela dessert ton propos et c’est totalement inutile ! »
Pardon, pardon. Je poursuis.
Emma ne comprenait pas une chose. Non pas parce que c’était une femme, mais dans tous les récits qu’elle venait de parcourir, elle ne put remarquer qu’un fait : les histoires étaient terriblement connes incohérentes. Toutes. Les quêtes ne reposaient que sur des histoires d’amour, de conquêtes, de sauvetage du monde ou de galettes à apporter à mère-grand. Toutes les pages qu’elle tournait, tous les mots qu’elle parcourait ne menaient qu’à la réussite du gentil contre les méchants. Les gentils, blonds et radieux, les méchants, qui mangeaient des bébés lapins au petit-déjeuner. Les vilains méchants. Les gentils gagnaient toujours à la fin, parce qu’ils sont gentils et parce que les vilains sont méchants. Et que les méchants, ils ne gagnent jamais. Parce qu’ils ne sont pas gentils. Contrairement aux gentils. Qui eux sont pas méchants. Parce qu’ils sont gentils. Les gentils. Pas comme les pas gentils. Qui sont méchants. Même avec les bébés chats. Qu’ils sont méchants. Donc ce sont des vrais de vrais méchants. Bouh les vilains pas gentils pas beaux !
« -Vraiment très étrange… » Se dit-elle, « pourquoi les méchants ne seraient pas zentils et les zentils ne seraient pas un poil méchant… De ce fait, le grand méchant loup pourrait s’amuser à ramasser la baballe parce que c’est un gentil chien, par conséquent il faudrait le renommer le grand pas trop méchant loup. Tandis que le petit chaperon rouge pourrait corrompre mère-grand pour chopper l’héritage ? »
Pourquoi toutes ces histoires n’empruntaient-elles que ce seul chemin binaire ?
« -Ce seul chemin binaire ? Narrateur, ce n’est pas logique, un seul chemin, il ne peut pas y en avoir deux ! »
Merci pour la relecture Emma : pourquoi toutes ces histoires n’empruntaient-elles que ce double chemin non unique, donc binaire, à double voie avec bande d’arrêt d’urgence, un péage à 3€50 et l’aire de repos de Ploukantin-des-oies où l’on vend des sandwich jambon beurre à 9€99, ce qui monte le trajet à 13€49 sans compter l’essence ?
« -Voilà, ta phrase est plus correcte et beaucoup plus simple comme cela. »
Merci Emma. Ce n’est pas simple d’être narrateur et d’être cohérent…

Tandis qu’elle replaçait les livres dérangés sur les étagères, parce qu’il faut respecter le travail des bibliothécaires et être gentils, chuchoter et dire « bonjouuuur » avec une petite voix en arrivant dans la bibliothèque, Emma fit tomber un vieux rouleau.
Surprise, elle se baissa et le ramassa. Non pas un rouleau de sopalin, ni un rouleau de printemps ou un rouleau de papier toilette, non, c’était un rouleau de papier qu’elle déroula avec délicatesse. C’était une carte. L’esprit d’aventure était relancé. Fière de sa découverte, elle regarda partout autour d’elle et s’approcha d’un vieux chandelier. Le papier était jauni.
« -HALLYDAY ! »
Quoi ?
« -Jauni Hallyday ! Non, je voulais te montrer que c’était chiant d’avoir des blagues nazes dans un récit, vas-y, je te laisse continuer. Où en étions-nous ? Ha oui, Hou là là, une carte, que vois-je ? Une carte avec plein de noms de lieux ?! Des inscriptions avec des montagnes, des sapins, des lacs, une boussole et des petites maisons avec des jardinières où poussent des petites tulipes ? »
Non, pas du tout, c’était une carte de visite.

« Oscar, Le grand scénariste,
Créateur de quêtes depuis l’an 1203 (ap. Cthulhu).
Ouvert du lundi au samedi de 9h à 11h.
12 rue des elfes rouges, 68750, Kunistro
« 


D’un coup, tout s’éclaira pour Emma !
« -HOOO TOUT S’ECLAIRE ! »
Pour avoir une quête digne de ce nom, une histoire grandiose, sans gentils ni méchants, Emma rechercherait le grand scénariste. Effectivement, elle avait déjà entendu parler d’Oscar. Une légende racontait que cet écrivain de renom se terrait dans les grottes de Kunistro, au fond des montagnes de la Nouviamir, dans la contrée d’Akinistor, au pays de Duriatir.
« -… Quoi ? Quels sont tous ces noms ? Je ne connais pas tout ça ! »
Moi non plus, je viens de les inventer, au moins cette histoire sonne un petit peu comme un récit d’héroïc fantasy. Entre Game of Thrones, Narnia ou le Seigneur des anneaux, j’espère que, moi aussi, j’aurai du succès si je donne des noms qui ne veulent rien dire.
« -Ha oui ! Pas bête ! Bonne stratégie ! »
Le grand scénariste était un homme savant qui pouvait manier les mots de telle sorte que de la magie imprégnait ses récits….
« -Narrateur ! »
Quoi encore ?
« -Pourquoi ce serait un homme charismatique ? Et non une femme ?! »
HA NON ! Déjà que j’ai une femme en héroïne, non, non, non, la quête ne sera pas représentée au féminin ! Je préfère encore avoir un lama plutôt qu’une femme !!!
« -D’accord, pari tenu. »
Le grand scénariste était un lama savant, qui pouvait cracher ses mots avec magie. Lui seul pouvait insuffler à Emma une histoire cohérente, non manichéenne en imprégnant ses lettres et ses lignes de charmes et de mystères. Ce récit prendra dès lors des tournures fantasmatiques, fantastiques et fantasmagoriques.
« -Tu connais la différence entre ces trois mots ? »
Pas du tout, mais je trouvais que ça rendait la phrase classe.

Emma avait sa quête. J’avais mon héroïne badass. Il était temps de partir à l’aventure. Elle remercia la bibliothécaire myope avec une mauvaise mutuelle et sortit de la bibliothèque. Le matinal soleil printanier caressa sa peau (cause de bien des cancers de la peau parce qu’à cette époque, la crème solaire n’existait pas). Dehors, le village était en ébullition. Les habitants, à dos de chevaux, de poneys, d’ânes ou d’équidés en tous genres (des zèbres), s’insultaient joyeusement dans un carrefour où régnait une odeur de crottin. Les maisons faites de briques, de bric et de broc, se chevauchaient entre les poubelles éventrées. Emma aimait sa ville qui lui semblait si parfaite, la quitter pour vivre son histoire lui brisait le coeur. Toutefois, elle était certaine, au fond d’elle-même, que sa vie et son « il était une fois » à elle, allaient radicalement prendre un virage à 90° sur cette autoroute à double voie binaire et à 9€99 le sandwich jambon-beurre sur l’aire d’autoroute de Ploukantin-des-oies. Direction : Oscar le lama…

A suivre…




Bonjour tout le monde !
Encore, encore, un article différent de ce que je fais habituellement !
C’est la suite de la première partie de « Il était une fois ». Cette histoire me tient vraiment à coeur : dès que je lis quelque chose, je peux remarquer des clichés ou des situations injustes ou même des quêtes loufoques. Par cette petite histoire, je veux surtout appuyer sur ces points, histoire de se marrer un peu…
Les textes et images de ce blog ne sont pas libres de droit et m’appartiennent, merci de ne pas les utiliser sans autorisation.
J’espère que la lecture vous aura plu, dîtes moi dans les commentaires ce que vous en pensez : c’est important pour moi d’avoir un retour direct !

Et à part ça ? Tout va bien !



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